Australie : Travailler dans le domaine du vin.

Il y a peu, j’ai lu un article tip-top sur le blog de Valiz Storiz et son expérence de travail dans les vignes d’Australie, ça m’a rappelée que j’avais un article du même genre qui patientait dans mes brouillons et qui attendait sagement que je le finisse. Car oui, j’ai aussi eu ce genre de travail! Merci donc Valiz Storiz pour le rappel! 🙂

 

L’Australie fut donc pour moi l’occasion à plusieurs reprises de me retrouver à bosser dans le domaine du vin! (Ca change bien de mon job habituel!) Pourquoi? Elémentaire, mes chers Lecteurs! Le fait que je me sois mise en couple avec un oenologue australien pendant mon année en PVT y est pour un peu beaucoup! Je vous explique :

J’ai passé les sept premiers mois de mon année en PVT à vivre le PVT australien tel qu’on se l’imagine : voyages en Australie Occidentale, puis en Nouvelle Zélande et dans tout le Sud Est de l’Australie. A travailler suffisamment entre temps (principalement comme fille au pair à Perth) pour me financer mes prochains voyages, à rencontrer pleins d’autres backpackers et faire la bringue avec eux… Puis à rencontrer des locaux… un en particulier…!!!

Puis, folie, quand tu me tiens, après sept mois à vivre mon PVT de la sorte, changement radical : je décide de retourner en Australie Occidentale pour retrouver mon Australien!

Le travail dans les vignes :

Contexte :

Sachez que lorsque vous passez un an en Australie avec un Permis Vacances Travail, vous avez la possibilité d’obtenir une année supplémentaire en PVT à condition que vous travailliez pendant trois mois à temps plein dans une zone rurale et à faire un job agricole. Quelques exemples de travail agricole : travail en ferme, travail dans les mines (pour les plus courageux), cueillette de fruits et légumes, etc.

Pendant les quatre derniers mois de mon PVT, où je me suis installée avec mon oenologue australien, entre Février et Mai 2014, j’ai donc décidé de trouver un travail agricole (Dunsborough étant considéré comme zone rurale) pour tenter de rester une année de plus en Australie. Et comme en Australie les saisons sont inversées, bingo, entre Février et Mai, c’est la saison des vendanges! Et c’est tout naturellement que Monsieur m’a proposé de me trouver du taf dans la cueillette de raisins (Oui oui, une des règles du PVTiste lambda : le Piston en Australie tu pratiqueras!)

 

En quoi ça consiste?

Travailler dans les vignes en Australie s’avèrera dans mon cas être très différent d’un job dans les vignes de France.

Dans les vignes où je bossais, la cueillette se faisait de nuit avec des machines (en France, la majorité de la cueillette se fait à la main). Mais ce n’était pas mon taf.

En ce qui me concerne, je ne travaillais que le matin et je devais mettre des filets sur les vignes pour les protéger des animaux. Ce boulot n’existe pas en France car on ne met pas de filets pour protéger les vignes pour des raisons d’esthétique. Mais en Australie, pas le choix, si on ne met pas les filets, alors c’est les oiseaux et les kangourous qui profitent du raisin!

Pour mettre les filets sur les vignes, il y a une machine genre tracteur qui positionne les filets sur les vignes. Puis une poignée de personnes fait passer les filets sous des cables qui longent les vignes, et enfin un autre groupe de personnes tire les filets et les attache avec des sortes d’épingles en plastique (j’espère que cette description non imagée est claire!). En général, je faisais partie de l’équipe qui accrochait les filets avec les épingles.

Plus tard pendant les vendanges, j’ai également travaillé toute seule au milieu des vignes à enlever les épingles et dégager les filets coincés sous les cables : une machine venait plus tard enlever les filets.

Détail qui tue : je voulais un boulot à temps plein pour postuler pour le deuxième PVT : raté!!! je ne travaillais qu’à temps partiel, de 6 heures à 10 heures du matin (plus tard, il fait beaucoup trop chaud!), et je ne travaillais que quelques matinées par-ci par là : je n’ai donc pas pu postuler pour le deuxième visa.

 

Avantages de ce boulot :

  • Ce n’est pas un boulot physiquement difficile : dans mon cas je devais simplement marcher au milieu des vignes, attraper le filet sur mon passage et accrocher des épingles, ou bien plus tard marcher le long des vignes et seulement enlever les épingles. Pas de charges lourdes à porter, mon dos pourri en est très reconnaissant.
  • On finit de bosser à 10 heures du matin, ce qui laisse le temps de profiter de sa journée, ou bien de chercher un autre travail (en général je profitais de ma journée jusqu’à 15 heures, puis babysitting jusqu’à 20 heures! Journées presque complètes!)
  • On travaille en plein air, au calme, c’est beau et paisible. Beaucoup mieux qu’un travail de serveuse ou dans une cuisine!!!

 

Inconvénients de ce boulot :

  • Le réveil à 5 heures du matin, ça pique un peu…
  • Ce n’est pas super bien payé… Je ne me souviens plus exactement du salaire, mais c’était vraiment le strict minimum légal, et après taxes, il reste vraiment pas grand chose sur la feuille de paie (heureusement que j’avais les babysittings en plus)
  • En allant au travail, on risque un peu sa vie!!! les abeilles partout, des red back (araignées potentiellement mortelles) qui te font un petit coucou de temps en temps, sans oublier les araignées énooooormes qui apparaissent devant toi entre deux allées de raisins (zéro photos prises, sorry!!!). Et encore, j’ai eu du bol, je n’ai jamais eu à affronter de serpents! (la fois où j’en ai vu un, c’était un an plus tard dans mes toilettes, je vous en avais parlé ici!). Ah si une fois j’ai eu la trouille de ma vie quand un filet s’est mis à bouger violemment et une tête ressemblant à un serpent est apparue! Mais en fait, ce que je croyais être la bouche d’un serpent était en réalité les oreilles d’un lapin. Bref…

 

La mise en bouteille de vins :

Contexte :

On avance un peu dans le temps. Exit l’année en PVT. La mise en bouteille de vin, c’est un job que j’ai obtenu peu après que je sois revenue m’installer en Australie fin 2014! En Mars 2015, j’ai enfin eu le droit de travailler, et je me suis lancée comme Prof de FLE Freelance, job que j’ai toujours.

Mais ce n’est pas à temps plein, et le temps libre, je ne suis pas grande fan. Et lorsque je me suis lancée en Freelance, je me suis dit : tant que je peux exercer mon métier de Prof, même si c’est seulement à temps partiel, je suis contente, et prête à avoir un boulot n’ayant rien à voir avec l’enseignement pour remplir un peu plus le compte en banque et mon temps libre.

J’avais envisagé pendant un temps de retravailler dans les vignes, mais les vendanges étaient à ce moment-là déjà bien entamées et il n’y avait pas de taf disponible. Mais mon homme aka mon Super Piston m’a alors dit que l’équipe de mise en bouteille dans la cave où il bosse est toujours à la recherche de mains supplémentaires.

Mise en bouteille, après tout, Why not? Je rencontre le responsable, je lis et signe de la paperasse, j’achète des chaussures de sécurité, et voilà! Le responsable m’annonce qu’il m’appellera quand il aura besoin de travailleurs en plus!

Résultat? Parfois, il s’écoule des mois et des mois sans qu’on m’appelle. Mais d’autres fois, je bosse à la mise en bouteille jusqu’à trois matins par semaine! En plus de mes cours de FLE, c’est juste parfait et ça me suffit amplement!

 

En quoi ça consiste :

La mise en bouteille, c’est bien simple : c’est du travail à la chaîne! Les responsables s’occupent du bon fonctionnement des machines et remplissent de la paperasse. Puis il y a une personne qui s’occupe de déplacer les palettes, une autre en début de chaîne qui met les bouteilles vides sur le rail, les bouteilles sont remplies et étiquetées dans les machines, puis une autre personne vérifie que les étiquettes sont bien collées, une autre met les bouteilles dans les cartons avec intercalaires au milieu pour séparer les bouteilles, les cartons vont dans une machine qui les ferment automatiquement, et enfin il y a une autre personne qui met les cartons pleins sur une autre palette. Et voilà pour la ligne principale! Il y a aussi des jours où le boulot consiste à enlever des étiquettes (me demandez pas pourquoi!) et à nettoyer les bouteilles.

 

Avantages de ce boulot :

  • Plutôt bien payé, beaucoup mieux que le travail dans les vignes!
  • Horaires flexibles : les patrons veulent en général que les employés travaillent la journée entière, mais si je dis à mon patron bien à l’avance que je ne peux rester que la matinée car je donne des cours l’après-midi (c’est d’ailleurs presque tout le temps le cas!), pas de problème, je peux débaucher à 12h30!
  • C’est un boulot physique où vous avez donc beaucoup de muscles qui travaillent : j’ai très souvent l’impression d’être à la gym et que je suis payée pour! Après une demi journée ou une journée de boulot, vous pouvez vous affaler sur votre canapé et vous goinfrer sans avoir à penser “et merde faut que je fasse du sport” car c’est déjà fait!

 

Inconvénients de ce boulot :

  • C’est un travail à la chaine, autrement dit, on va pas se mentir : c’est répétitif et chiant.
  • Le bruit permanent des bouteilles qui s’entre-choquent, ça finit par être chiant aussi. Heureusement on est autorisés à porter des bouchons à oreilles!
  • C’est un travail manuel et physique où on est amené à porter de lourds cartons… et je suis sujette aux lumbagos!!! Heureusement, j’ai passé une visite médicale avant de commencer à bosser et mon problème de dos pourri a été signalé à mon patron, qui heureusement est cool et ne me demande donc presque jamais de travailler à un poste où il faut porter des charges lourdes.

(Comme vous pouvez le constater, les inconvénients ont presque tous des solutions, et c’est tant mieux!)

 

Alors, le travail dans le domaine du vin, ça vous tente?

Et si vous avez déjà travaillé dans ce domaine, est ce que votre expérience est similaire à la mienne?

Dites moi tout les loulous! 🙂

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3 réflexions sur “Australie : Travailler dans le domaine du vin.

  1. Haha, j’avoue que les araignées qui s’invitent par surprises dans les vignes, c’est la cata et la crise cardiaque assurée!! Pour le coup, j’aurais certainement préféré le boulot des filets que la cueillette, mais je confirme, c’est un peu de l’esclavage pour par grand chose au final. Ça fait des souvenirs au moins !!!

    Aimé par 1 personne

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