Comment voyager… sans trop dépenser!

J’entends souvent cette phrase : “J’aimerais tellement voyager, mais je n’en ai pas les moyens…”

Il existe pourtant de nombreuses façons de voyager sans pour autant vider son compte en banque. Voici ma sélection :

Vivre dans son véhicule :

C’est une solution qui peut paraître radicale pour certains. J’ai personnellement testé cette option en Nouvelle Zélande et j’ai adoré, et je ne peux aujourd’hui que le recommander.

J’ai en effet traversé l’Ile du Nord de la Nouvelle Zélande à bord d’une voiture, d’un break pour être plus précise, qui en plus de nous servir de moyen de locomotion nous servait également de logement.

Contrairement aux idées reçues, il n’est pas possible de garer sa voiture où ça vous chante pour y dormir ; vous devez la garer dans un camping ou bien dans certaines zones payantes. Mais vous pouvez aussi prendre le risque de garer votre voiture dans un lieu interdit, prendre le risque de recevoir une amende, et vous lever à 5 heures du matin pour éviter le ranger qui vous donnerait l’amende en question. Nous avons opté pour cette option plus d’une fois. Mais les zones payantes et les campings restent moins chers que les auberges de jeunesses et hôtels.

Concernant le confort, sachez que j’ai mieux dormi dans la voiture que dans certains hôtels. Dans la voiture, nous n’étions que deux, pas de ronflements de la part de quelqu’un que vous ne connaissez pas. Vous garez votre voiture au milieu de nulle part dans une zone isolée, donc pas de bruit de trafic. Et enfin, la voiture est assez grande pour l’aménager de façon à dormir dans un (presque) vrai lit : affaires personnelles déplacées pour la nuit à l’avant de la voiture pour avoir toute la place nécessaire à l’arrière, sièges arrières baissés pour y installer un matelas confortable, des rideaux fixés aux fenêtres pour bloquer la lumière du jour… ahhh rien que d’y penser, je referais bien un voyage en voiture…

Et enfin, vivre dans sa voiture implique les mêmes habitudes que de vivre dans une tente concernant la cuisine (avec matériel de camping) et l’hygiène de vie (douches et toilettes en camping, douche solaire, ou bien à la dure avec douche sur la plage, froide cette fois-ci, ou encore les fameuses lingettes pour se laver à l’arrache!!!).

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Tester l’auto-stop :

Toujours en Nouvelle Zélande, mais sur l’Ile du Sud cette fois. Moyen de transport gratuit! Et rencontres sympas souvent garanties!

Soyez par contre prêts à devoir attendre parfois plusieurs heures, surtout dans les lieux reculés : 3 heures d’attente fut notre record (en totale opposition avec 30 secondes, la durée la plus courte attendue lors de mon expérience, même pas le temps de poser le sac à dos par terre qu’une voiture s’arrête!). Ok, 3 heures, c’est long, mais finalement ça marche, n’hésitez pas à faire des pancartes , ridicules si vous le souhaitez, pour passer le temps!

Concernant la sécurité, je dois admettre que la Nouvelle Zélande fut le pays parfait pour découvrir le stop, c’est un moyen de transport populaire et le pays est sûr. Mais je ne suis pas sûre que je tenterais l’expérience seule dans d’autres pays, en Europe par exemple, même si on me dit que ça marche particulièrement bien.

 

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(Margot, si t’as des photos de nous en train de tendre le pouce, je suis preneuse!)

 

Découvrir le Couch Surfing :

Toujours en Nouvelle Zélande! Décidemment, ce fut le pays des premières expériences de voyage pas cher…

J’ai donc parcouru l’Ile du sud en stop, et j’ai dormi en auberges de jeunesse. Mais arrivée à Wanaka, tous les hôtels sont pleins… Nous décidons alors avec ma pot de voyage de regarder sur le site de Chouch Surfing.

Nous trouvons un hôte, père célibataire qui vit avec son fils de 7 ans, et qui héberge déjà un couple d’allemands. Nous n’avons pas d’autres choix de logement, nous acceptons, et c’était sympa!

Vous devez créer votre profil sur le site web puis vous avez ensuite accès à toutes les offres de logement. Vous dormez en général sur un canapé, mais parfois aussi dans une chambre d’amis ; ce fut notre cas.

Vous dormez donc gratuitement chez une personne que vous ne connaissez pas. En général, cette personne peut également vous proposer de vous faire visiter la ville. En échange, vous pouvez par exemple cuisiner des repas pour votre hôte. Dans certains cas, vous pouvez vraiment rencontrer des gens géniaux avec qui vous partagerez bien plus : sorties, fêtes, encore plus de rencontres…

Il s’agit donc ici d’un principe d’échange : échange matériel (canapé contre nourriture par exemple) mais aussi et surtout un échange culturel : votre hôte vous fait découvrir sa ville, sa culture et sa langue, et en échange vous pouvez lui apprendre tout ce qu’il veut sur la culture de votre pays.

Malheureusement, mon experience Couch Surfing ne fut pas à la hauteur de mes attentes. Pas d’atomes crochus avec notre hôte. Il nous a logé, nous lui avons cuisiné un petit déjeuner français, et c’est tout. Quelques discussions mais pas de réels échanges, pas de sortie, pas même de visite de la ville… Mais il nous a accueilli chez lui, l’atmosphère était quand même sympa!

 

D’ailleurs, (c’était le cas de cet hôte), certaines personnes sont inscrites sur Couch Surfing mais ne voyagent pas. Par contre, ces personnes reçoivent des voyageurs du monde entier et cela peut donc s’avérer être une expérience plus qu’enrichissante sans même sortir de chez vous! Pensez-y!!!

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Air bnb :

Air bnb est basé sur le même principe que Couch Surfing (profil à créer sur site web, recherche de logement en consultant les profils des éventuels hôtes…), la seule différence étant que vous devez payer le logement, mais le prix reste très raisonnable et vous avez souvent beaucoup plus qu’un simple canapé.

Attention cependant, la rumeur court sur le net comme quoi Air bnb est devenu illégal dans certains pays, aux Etats-Unis notamment.

C’est pourtant à New York que j’ai fait cette expérience qui fut couronnée de succès. Nous avons eu à notre disposition une chambre double dans un appartement dont le propriétaire habitait dans le même immeuble. Une autre chambre était louée à d’autres voyageurs. Nous partagions la salle de bain avec ces autres voyageurs (mais nous n’étions que 5, finalement c’est beaucoup moins la cohue que dans une auberge de jeunesse) , ainsi que la cuisine (que nous n’avons jamais utilisé ^^ quitte à être à New York autant manger dehors!)

Dans notre cas, nous croisions régulièrement notre hôte dans les couloirs de l’immeuble, il nous demandait comment se passait notre séjour, si nous avions besoin de conseils, etc, mais nous n’avons pas fait de sorties ou repas avec lui, chacun sa vie. Apparemment, dans d’autres cas, vous pouvez partager bien plus… ou encore moins! Je manque de points de comparaison… Experience à retenter!

 

Chez l’habitant :

Testé à Londres lors de mon premier vrai voyage! Un peu le même principe que Air bnb finalement, sauf que vous ne passez pas par un site web (dans mon cas, nous avions obtenu la chambre grâce au bouche à oreille).

 

Travailler sur place :

Mon option favorite 🙂

Testée en Irlande, au Canada, en Angleterre et en Australie, rien que ça!!! et toujours sur des périodes de 6 mois à un an.

Travailler sur place vous permet de vous financer votre voyage. Dans toutes mes situations d’expatriation, j’ai toujours utilisé ma carte bleue française que lors de mon arrivée dans le pays. Puis vous travaillez, vous touchez votre premier salaire, et de là vous n’avez plus besoin d’utiliser votre compte en banque français, et cerise sur le gateau, vous revenez souvent en France avec de l’argent en plus (votre dernier salaire que vous avez touché la veille de votre retour en France, votre caution que vous avez récupérée lorsque vous avez dit adieu à votre logement sur place…)

Travailler à l’étranger est vraiment une expérience que je recommande et qui est à la portée de toute personne, l’argent ne doit pas être un problème.

Si vous avez peur de vous expatrier pendant trop longtemps et trop loin, vous avez toujours l’option de choisir un pays d’Europe, où vous n’avez pas besoin d’un permis de travail, et l’expérience sera toujours enrichissante!

Si vous souhaitez partir plus loin mais que ce sont les fameux visas et permis de travail qui vous font peur, sachez que la France a signé des accords avec environ une dizaine de pays pour permettre aux jeunes de partir avec un PVT (Permis Vacances Travail, ou Working Holiday Visa pour les anglophones), c’est un visa qui est en général très facile à obtenir et qui vous permet de travailler un an dans le pays que vous avez choisi.

Parmi les pays où le PVT est possible : Australie (le pays où j’ai fait mon PVT), Nouvelle Zélande, Canada, Argentine, Singapour, Japon, Corée du sud…

 

Woofing, au pair… :

Et si vous avez peur de ne pas trouver de boulot dans votre branche, ou un boulot tout court, et que vous avez peur de vous retrouver à la rue, certaines possibilités de boulot où se combinent le travail et le fait de vivre chez l’habitant sont possible.

Le Woofing (travail en ferme) se développe de plus en plus dans certains pays comme l’Australie et la Nouvelle Zélande.

Et l’option au pair reste indémodable et remporte toujours autant de succès (y compris pour les garçons!!!!)

Dans les deux cas, vous êtes nourris logés et blanchis par vos hôtes qui sont aussi vos patrons. Et vous recevez également de l’argent de poche qui va vous permettre de financer vos prochains voyages lorsque vous choisissez l’option au pair.

De façon générale, ce genre d’expérience est un vrai moment d’échange et de partage au même titre que le couch surfing par exemple, mais sur des durées beaucoup plus longues. Les liens avec vos hôtes peuvent devenir très forts.

 

Je n’ai jamais testé le woofing.

Mais j’ai à mon actif trois expériences en tant que jeune fille au pair :

9 mois en Irlande entre 2008 et 2009 : je suis toujours en contact régulier avec la famille. Je n’ai pas eu beaucoup d’occasion de leur rendre visite depuis car je n’ai pas arrêté de bouger, mais j’ai réussi à y retourner en 2012 : c’était comme si nous ne nous étions jamais quittés, cela m’avait fait un bien fou de tous les revoir et j’ai hate d’y retourner!

2 mois au Canada en 2009 : je n’ai jamais eu l’occasion d’y retourner, mais facebook est bien pratique pour rester en contact avec la famille, la mère particulièrement, on s’envoit des messages de temps en temps. Ils habitent maintenant à Vancouver, je ne reverrai jamais la belle maison perdue au milieu des Rocheuses… Mais je sais que si un jour je m’expatrie pour une année sur le continent nord américain, Vancouver sera sur ma liste des lieux où aller, pas pour visiter la ville, mais pour rendre visite à ma famille d’accueil.

Et enfin : 6 mois en Australie en 2013 : toujours très en contact, et comme je suis toujours en ce moment en Australie et seulement à 3 heures de Perth, je les revois régulièrement.

Vraiment, même si travailler avec des enfants n’est pas votre tasse de thé, faites le si vous en avez l’occasion, c’est vraiment une expérience humaine très forte! (l’expérience au pair aura droit à son propre article)

 

 

Pour plus d’informations sur comment voyager pas cher en Nouvelle Zélande, rendez-vous sur le blog de Margot, avec qui j’ai fait ce voyage : http://www.margontheroad.fr/

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